Agriculture de précision pour l'amélioration de la santé des cultures

Puiser dans la puissance informatique pour contrer les ravageurs et protéger les cultures vivrières

Budget du projet*- 7,3 M$

Coinvestissement des partenaires – 4.7 M$

Coinvestissement de la Supergrappe – 2,7 M$

Terramera – $2.35 M
Sightline Innovation- $0.31 M

*Montants prévus au contrat au 30 septembre 2020. 

Partenaires du projet

Aperçu du projet

Face à la croissance de la population mondiale, il faut intensifier la production alimentaire pour réussir à bien nourrir le monde. Au Canada et dans le monde entier, le secteur des cultures vivrières est appelé à relever les défis croissants engendrés par le changement climatique, sans compter les ravageurs, les agents pathogènes et les virus qui attaquent et détruisent les cultures.

Les menaces sont imposantes. Par exemple, les exportations annuelles de blé du Canada se chiffrent à plus de 7 milliards de dollars. Le réchauffement du climat accélère la propagation de maladies telles que la rouille du blé plus au nord et menace de plus en plus sérieusement la production. Parallèlement, le recours accru aux pesticides met en péril l’environnement.

Ce projet visant à remédier aux pertes de récoltes en faisant appel à l’agriculture de précision pour améliorer la santé des cultures est mené par Terramera en partenariat avec Sightline Innovation, Compression.ai, le Centre de recherche sur le cancer de la Colombie-Britannique, l’Université Trent, l’Université Simon Fraser, l’Université de la Saskatchewan, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Génome Colombie-Britannique et le Centre des sciences génomiques Michael Smith du Canada.

Ensemble, les membres de l’équipe s’emploient à mettre au point de nouvelles mesures de lutte contre les parasites et les agents pathogènes reposant sur la biochimie computationnelle, la génomique, l’apprentissage machine et la robotique. D’énormes quantités de données sont ainsi colligées de manières novatrices. Il s’agit de mettre à profit l’apprentissage machine et la robotique pour trouver et mettre à l’essai rapidement de nouveaux produits de lutte antiparasitaire et évaluer leur capacité à cibler des champignons particuliers qui nuisent à certaines récoltes. On pourra ainsi mieux voir les interactions et effets des divers pesticides, renforçateurs de pesticides et solutions de remplacement sur les cultures et les ravageurs.

Au départ, le projet porte plus particulièrement sur la maladie de la rouille qui est provoquée par des infections fongiques et qui s’attaque à certaines des cultures les plus importantes du Canada, dont celles du blé et de l’orge. La plateforme informatique en cours de création aidera à mettre au point de nouvelles formulations d’antifongiques et à prédire leur efficacité d’abord en ce qui concerne la rouille foliaire du blé et ensuite les autres maladies culturales présentes au Canada.

Un processus d’amélioration continue fait partie intégrante du projet. De nouvelles formulations seront mises à l’essai et leur étude permettra de renforcer encore plus l’analyse et l’apprentissage machine permettant de concevoir et de tester les nouvelles formulations.

À l’échelle mondiale, on consacre plus de 85 milliards de dollars à la protection des cultures. La mise au point de nouveaux produits antiparasitaires est une façon de se positionner sur ce marché et de préserver du même coup les sources mondiales d’approvisionnement alimentaire tout en réduisant les répercussions environnementales. Les outils de calcul conçus dans le cadre du projet seront utiles dans d’autres secteurs que celui de l’agriculture, notamment en médecine, en biotechnologie, en chimie et en informatique.

À vous de jouer

Votre organisation peut se joindre à la Supergrappe de deux façons, et commencer à s’engager dans des projets concertés conçus pour développer des technologies numériques de calibre mondial tout en assurant l’épanouissement de notre écosystème et l’accroissement de nos capacités, à mesure que nous devenons un chef de file mondial en matière de transformation numérique de notre économie et de notre société